Peu avant les élections législatives de 1993, François Mitterrand, Président de la République avait lâché: “Dans la lutte contre le chômage, on a tout essayé”.
Toutes les formules d’atténuation notamment par l’utilisation de l’emploi public ou de traitement social (emplois jeunes, emplois d’avenir, stages souvent parking,…), quelquefois de relance ou de création d’entreprises ont bien été essayées, certaines donnant parfois selon la croissance des résultats provisoires encourageants aussitôt mis au crédit du Président de l’époque. Tous les Gouvernements ont donc bien essayé de combattre la montée inexorable du chômage, d’environ 400.000 demandeurs d’emplois en mars 1973 juste avant le premier choc pétrolier jusqu’à plus de 3.000.000 aujourd’hui mais avec un échec permanent.  En fait, tout ce qui ne marche pas a bien été essayé mais ce qui pourrait marcher ne l’a jamais été. L’affirmation de François Mitterrand en 1993 est un mensonge d’Etat. Pourquoi ? Les solutions qui permettraient de résoudre durablement le problème du chômage en France existent bien mais elles remettent en cause fondamentalement les visions politique et économique de la France : le rôle, la taille de l’Etat et du secteur public (devenu petit à petit dominateur et sans grande efficacité – un mammouth), un rapport social toujours dominé en France par la “lutte des classes” donc par le rejet sinon la “haine” des patrons et des entrepreneurs aussi nommés “les riches”, des syndicats légaux mais sans réelle légitimité aux pouvoirs et privilèges exhorbitants associés dans une sorte de “deal invisible” avec tous les Gouvernements, le tout fondé sur un déni volontaire des réalités économiques communiqué à l’ensemble des Français par une désinformation très organisée. Sur ce terreau très négatif, il est évident qu’il est impossible de reconstruire une économie moderne, compétitive, adaptée au XXIèm et à la Mondialisation donc de résoudre les problèmes actuels de la France même si bien sûr quelques améliorations seront apportées tout en restant obligatoirement à la marge. 
Quelles sont ces solutions ? La première urgente et indispensable est d’avoir un Etat efficace, économe, recentré sur ses fonctions régaliennes où tous les disfonctionnements, privilèges du secteur public et parapublic auront été supprimées. Ce sont plusieurs dizaines de millards d’euros selon la Cour des comptes en moins de dépenses publiques permettant à elles seules le redressement financier de la France. La deuxième complémentaire et obligatoire est un nouveau “pacte social” fondé sur un compromis historique gagnant / gagnant basé sur la reconnaissance sans ambiguïté du rôle essentiel des patrons et entrepreneurs dans la création des richesses et sur la Participation la plus large appliquée aux salariés.

Intérêt National et intérêt général à nouveau considérés comme des priorités et pleinement assumés, création de richesses disposant pour l’avenir des meilleures bases financières, fiscales, économiques possibles, “alliance des classes” se substituant à la “lutte des classes” , sans aucun reniement et dans le respect de chacun, tels pourraient être les fondements du triptyque gagnant pour la France.

Michel MERCIER
Président de l’Union Gaulliste pour la Démocratie